Bonne année 2026… sous l’angle fiscal 

01/01/2026 FiduPress Bonne année 2026… sous l’angle fiscal 

La nouvelle année s’ouvre avec une série de changements qui toucheront directement la fiscalité, le pouvoir d’achat et les coûts du quotidien. Dès le 1er janvier, plusieurs mesures entrent en vigueur. Voici un condensé réorganisé, en commençant par les décisions fiscales structurantes, avant d’aborder les revenus et enfin les dépenses.

Entrée en vigueur de la taxe sur les plus-values financières

C’est l’un des changements majeurs de 2026 : la taxe sur les plus-values financières entre en vigueur au 1er janvier. Issue de l’accord budgétaire fédéral, elle vise un rendement annuel estimé à 500 millions d’euros.

Un régime transitoire est toutefois prévu : entre le 1er janvier et l’adoption définitive de la loi, les banques ne prélèveront pas automatiquement la taxe lors de la vente de titres, sauf si le client en fait la demande expresse.

Dons : une déductibilité fiscale fortement réduite

La déduction fiscale pour les dons passe de 45 % à 30 % à partir de l’exercice d’imposition 2026.

Attention : cette réduction s’applique à tous les dons effectués depuis le 1er janvier 2025, ce qui inquiète de nombreuses organisations actives dans le secteur associatif et caritatif.

Pensions alimentaires : un avantage fiscal en net recul

L’avantage fiscal lié aux pensions alimentaires diminue progressivement :

  • 70 % pour 2025,
  • 60 % pour 2026,
  • 50 % à partir de 2027.

La mesure concerne tant les pensions versées aux enfants ou à un ex-conjoint que les frais de maison de repos pris en charge pour des parents. Les pensions versées vers des pays hors de l’Espace économique européen ne seront par ailleurs plus déductibles.

Nouveau bonus pension à partir de 66 ans

Le bonus pension introduit par le précédent gouvernement disparaît au 31 décembre 2025. Il sera remplacé par un nouveau bonus dès le 1er janvier 2026.

Même si le texte de loi n’est pas encore voté, il sera appliqué rétroactivement. Ce nouveau système ne concernera que les personnes qui reportent leur pension au-delà de l’âge légal, actuellement fixé à 66 ans.

Indexation des salaires : +2,21 % pour plus d’un demi-million de travailleurs

Sur le front des revenus, les salaires relevant de la commission paritaire 200 seront indexés de 2,21 % à partir du 1er janvier 2026, suite au dépassement de l’indice-pivot en décembre.

Cette hausse, inférieure à celle de janvier 2025 (+3,58 %), reste néanmoins la quatrième plus élevée des douze dernières années et concerne plus d’un demi-million de travailleurs actifs dans une trentaine de secteurs (consultance, informatique, intérim, publicité, commerce de gros, etc.).

Indépendantes : deux trimestres sans cotisations après un accouchement

À partir de 2026, les mères indépendantes bénéficieront automatiquement d’une dispense de cotisations sociales durant deux trimestres après un accouchement, contre un seul auparavant.

Une mesure qui améliore la protection sociale des indépendantes dans une période financièrement sensible.

Chèques-repas : le plafond relevé à 10 euros

Bonne nouvelle pour les travailleurs : la valeur maximale des chèques-repas passe de 8 à 10 euros à partir du 1er janvier 2026, suite à l’adoption définitive de l’arrêté royal.

Timbres et colis : hausse sensible des tarifs

À partir du 1er janvier, bpost augmente les prix des timbres et des colis, avec des hausses supérieures à l’inflation.

Les timbres ordinaires nationaux passeront à 1,63 euro, tandis que les timbres prioritaires atteindront 2,52 euros l’unité.

Énergie : hausse du tarif social de l’électricité

Enfin, du côté des dépenses énergétiques, le tarif social de l’électricité augmentera de 9 % au premier trimestre 2026, selon la Creg.

Le prix du kilowattheure monohoraire atteindra 24,795 centimes d’euro TVAC, avec des ajustements similaires pour les tarifs bihoraires et exclusifs de nuit. Le tarif social du gaz, lui, sera en baisse par rapport au trimestre précédent.

L’année 2026 débute avec une fiscalité plus exigeante, des revenus partiellement compensés par l’indexation, et plusieurs hausses de coûts du quotidien. Plus que jamais, comprendre l’ordre et la portée de ces mesures permet d’anticiper leur impact réel sur le budget des ménages.

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